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Driving Innovation Podcast: Saison 1, épisode 7

COVESA : Libérer le potentiel des véhicules connectés

Steve Crumb, directeur exécutif de COVESA, présente la mission de COVESA, ses objectifs et la manière dont l'organisation s'efforce de mettre sur le marché des normes importantes telles que la spécification VSS (Vehicle Signal Specification), que Sonatus prend en charge dans ses produits « Sonatus Collector » et « Sonatus Automator ». Steve explique également comment s'impliquer au sein de COVESA. Enregistrement en direct au CES 2024.

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Transcription de l'épisode | COVESA : Libérer le potentiel des véhicules connectés

Présentation générale

SANJAY : Bonjour. Nous vous proposons un épisode spécial du podcast « Driving Innovation », enregistré depuis le salon CES 2024 à Las Vegas. Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous recevons Steve Crumb, directeur exécutif de COVESA, l’organisation qui élabore des normes destinées à aider l’industrie automobile à opérer la transition vers des véhicules définis par logiciel.

Présentation de COVESA

STEVE : C'est un plaisir pour moi d'être ici au nom de COVESA. Je m’appelle Steve Crumb, je suis directeur exécutif de COVESA et je fais partie de l’organisation depuis sa création. Nous entamons notre 16e année d’existence et ce parcours a été passionnant. Lorsque nous avons lancé ce qui s’appelait alors l’Alliance GENIVI, nous nous concentrions sur les logiciels libres dans les véhicules, un domaine tout nouveau et plutôt innovant à l’époque. Il s’agit ici d’un podcast consacré à l’innovation. Nous sommes donc une entreprise innovante depuis nos débuts. Nous sommes ravis d’être présents sur le stand de l’ Sonatus et de vous parler un peu de ce qu’est COVESA et des raisons qui nous animent. Jusqu’en 2021, nous étions GENIVI, puis en 2021, nous sommes devenus la Connected Vehicle Systems Alliance. Il s’agissait à la fois d’un élargissement de notre champ d’action et d’une opération de rebranding. Nous avons conservé l’héritage des logiciels libres et des projets collaboratifs ouverts que nous menions depuis de très nombreuses années au sein de l’Alliance GENIVI. Et avec ce nouveau champ d’action, qui englobe la connectivité « voiture-cloud » des véhicules connectés et les données des véhicules, nous avons commencé à développer, grâce à nos membres, de nouveaux projets axés sur les systèmes de véhicules connectés. Quand on rassemble tous ces éléments, on obtient COVESA. C’est donc pour cela que l’organisation s’appelle COVESA. Nous sommes une organisation technologique mondiale. Nous comptons environ 85 membres issus du monde entier, avec une forte présence en Europe et en Amérique du Nord, mais nous avons également des organisations membres partout dans le monde. En fin de compte, COVESA repose sur trois principes. Nous sommes ouverts. Nous revendiquons haut et fort le fait que nous avons débuté en tant qu’organisation collaborative ouverte et que, près de 16 ans plus tard, nous restons ouverts et collaboratifs. Nous pensons que l’ouverture est la voie de l’avenir. Cela ne veut pas dire qu’aucune technologie remarquable n’ait vu le jour derrière un pare-feu, si l’on peut dire, derrière le pare-feu d’un équipementier, d’une société de services ou autre. Et ces technologies ont bien leur place au sein de la COVESA. Mais lorsqu’il s’agit d’innover dans le domaine des nouvelles technologies, nous croyons avant tout à l’ouverture, et nous croyons également à la collaboration. Nous ne sommes pas un fournisseur, mais une communauté mondiale d’experts qui met l’accent sur la collaboration, l’identification des problèmes à résoudre et le travail très rapide, voire agile, pour résoudre ces problèmes dans un contexte collaboratif. Enfin, nous avons un impact réel. Nous parlerons un peu plus tard des spécifications relatives aux signaux des véhicules et de leur impact sur le secteur automobile en matière de données embarquées. Mais COVESA mène également d’autres actions dont l’impact ne cesse de croître. Ainsi, ouverture, collaboration et impact, voilà ce qui nous caractérise. En fin de compte, notre mission est d’accélérer la réalisation du plein potentiel des véhicules connectés. Nous ne connaissons pas beaucoup d’autres organisations ouvertes et collaboratives qui travaillent dans ce domaine. Nous sommes donc ravis d’occuper cette place au sein du secteur, et nous espérons que ceux d’entre vous qui écoutent ce podcast sont enthousiasmés par ce que nous réalisons.

L'histoire des collaborations de COVESA

STEVE : Comme je l’ai déjà mentionné, cela fait 15 ans que nous organisons des projets collaboratifs. Ce podcast est axé sur l’innovation, et notre objectif est justement d’accélérer l’innovation. Preuve en est : nous comptons environ 26 start-ups parmi nos membres. Hier soir, nous avons organisé un événement de présentation auquel plus de 20 de ces start-ups ont participé. Elles ont pu profiter de l’audience que nous leur avons apportée et présenter les projets innovants qu’elles développent pour les équipementiers. Aujourd’hui, dans le secteur automobile, les équipementiers et les fournisseurs sont à la recherche d’innovation. Et COVESA est le lieu idéal pour y parvenir. Encore une fois, nous accélérons l’innovation. Nous proposons également des logiciels et des interfaces ouverts, comme je l’ai mentionné précédemment. Il existe un espace pour les implémentations commerciales. Et nous voulons permettre à ces implémentations commerciales de voir le jour plus rapidement en offrant un point de départ open source. Nous proposons donc des solutions open source et nous croyons que les interfaces ouvertes représentent l’avenir de l’intégration pour relever le défi du véhicule défini par logiciel. Enfin, nous faisons progresser les systèmes de véhicules connectés. À terme, l’avenir promet un écosystème entièrement mobile, quelle que soit la signification de ce terme. Cela peut signifier que vous partez de chez vous et que vous pouvez emprunter trois ou quatre modes de mobilité différents avant même d’arriver à votre bureau ou à votre destination, la mobilité prenant ainsi une vie propre. Les véhicules connectés doivent jouer un rôle significatif dans l’avenir de l’écosystème de la mobilité. Ainsi, nous ne nous contentons pas de résoudre les défis auxquels le véhicule connecté est confronté aujourd’hui, mais nous avons les yeux rivés sur cet écosystème de mobilité futur, au sein duquel les véhicules connectés finiront par trouver leur place.

Membres de l'écosystème COVESA

STEVE : Qui sont nos membres ? Nous comptons plusieurs équipementiers. L’un d’entre eux, qui ne figure pas sur cette diapositive, est Ambition, une société d’exploitation de Mercedes-Benz. Mais notre activité repose en grande partie sur les équipementiers. La plupart des projets que nous menons au sein de COVESA sont très appréciés par les équipementiers ; ceux-ci y participent et y contribuent activement, car ils savent qu’ils en tireront des avantages. Notre base de constructeurs est donc très solide, et celle de nos fournisseurs de premier rang l'est tout autant. Nous comptons parmi nos participants certains des plus grands acteurs mondiaux du secteur des fournisseurs de premier rang. Toutes ces organisations ne sont pas de simples noms sur une diapositive : ce sont des participants actifs aux activités de COVESA. Mais ce n’est pas tout. En effet, nous disposons d’une toute autre partie de nos membres, qui est véritablement représentative de l’ensemble de l’écosystème automobile : les équipementiers et les fournisseurs de premier rang y jouent un rôle essentiel, mais les start-ups, les fournisseurs de deuxième rang et les entreprises innovantes y occupent également une place importante. Nous disposons donc d’un tout autre ensemble d’organisations. Et puis il y a les semi-conducteurs : il faut descendre jusqu’au niveau des semi-conducteurs pour que les choses se concrétisent. Il est intéressant de noter que nous avons conclu un accord d’échange de membres avec le W3C, ce qui constitue un élément historique important de notre passé : en effet, le W3C et la COVESA ont développé ce dont nous parlerons ici sous peu, à savoir une méthodologie commune pour décrire les données des véhicules. C’est ce qu’on appelle une « spécification des signaux du véhicule ». Nous y sommes parvenus dans le cadre d’activités menées conjointement avec le W3C. Nous entretenons donc depuis longtemps une relation de collaboration avec le W3C.

Pourquoi COVESA existe-t-elle ?

STEVE : Alors, pourquoi existons-nous ? Tout d’abord, nous pensons que l’expérience numérique liée aux véhicules doit évoluer de manière significative par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui. Cela ne concerne pas seulement ce qui se passe à l’intérieur du véhicule, mais aussi ce qui se passe autour de celui-ci. Tout cela doit évoluer, et cela ne se fera pas tout seul. Il faut y réfléchir de manière approfondie. Comment faire en sorte qu’une personne qui souhaite recharger son véhicule électrique se sente plus à l’aise à l’endroit où elle se rend ? Plus rassurée de savoir si la borne de recharge fonctionne, si elle est disponible, et si elle peut prendre un café Starbucks pendant la recharge ? Tous ces aspects sont importants, mais ils nécessitent une évolution des expériences numériques à l’intérieur et autour du véhicule. Le deuxième point qui nous semble essentiel – et qui justifie notre raison d’être – est que les consommateurs d’aujourd’hui ont des attentes très élevées vis-à-vis de leurs téléphones portables. Ceux-ci doivent s’intégrer à leur mode de vie numérique. Et ils ne se contenteront pas de moins que cela avec leurs véhicules. Le véhicule doit faire partie intégrante du mode de vie numérique du consommateur. C’est donc un aspect qui doit évoluer dans l’industrie automobile. Oui, on peut brancher son téléphone portable, l’utiliser en mode projeté et faire toutes sortes de choses. Mais cela doit faire partie intégrante du véhicule, et c’est précisément l’un des axes sur lesquels COVESA travaille beaucoup. Enfin, comme nous l’avons déjà évoqué, cet écosystème de mobilité est en train de voir le jour et les véhicules doivent y jouer un rôle de plus en plus important ; ils doivent donc évoluer et être mieux connectés. Ils doivent communiquer avec la maison connectée, la ville connectée et les infrastructures connectées. Il faut discuter de ces idées, développer des technologies et définir des approches communes pour permettre cette connexion à l’avenir.

Activités et projets soutenus

STEVE : En fait, nous menons quatre activités principales. Nous avons une activité principale et notre groupe d’experts en données ; nous parlerons un peu de la spécification des signaux, mais nous sommes bel et bien les experts en données du secteur automobile. Je suis fier de le dire, et nous en apporterons la preuve dans un instant. Mais outre ce groupe d’experts en données, nous menons également des projets et des groupes liés aux données. J’ai évoqué tout à l’heure les infrastructures de recharge – pardon, les infrastructures commerciales de recharge – et la manière dont nous pouvons améliorer l’expérience de recharge : tout repose sur les données. Il s’agit de collecter les données des véhicules, de les croiser avec celles des bornes de recharge et de leur environnement, puis de regrouper et de consolider toutes ces informations pour améliorer l’expérience de recharge. Nous menons également un certain nombre de projets initiés par nos membres. D’ailleurs, tous nos projets sont portés par nos membres. La COVESA n’a pas de salariés. Nous sommes essentiellement une plateforme collaborative pour les projets qui tiennent particulièrement à cœur à nos membres. Nous avons donc plusieurs autres projets qui ne sont pas liés aux données. J’en aborderai un plus en détail dans un instant. Par ailleurs, la plupart des gens ne pensent pas à cet aspect de COVESA, car il s’agit avant tout d’une alliance technique, mais nous constituons également un réseau très solide d’acheteurs et de vendeurs. Nous veillons à ce que les start-ups et les fournisseurs puissent présenter leurs produits et services aux acheteurs. Nous organisons donc régulièrement des événements de présentation et de réception, comme celui qui s’est tenu hier soir ici au CES, où 2 000 personnes ont pu se promener parmi environ 75 stands et découvrir ce que COVESA a mis en place au cours des plus de dix années où nous menons cette initiative au CES, ce qui nous permet de disposer de ce solide réseau d’acheteurs et de vendeurs. C’est donc un aspect de COVESA que la plupart des gens ignorent.

Spécifications relatives aux signaux des véhicules

STEVE : Passons maintenant aux détails concrets. Nous avons parlé du groupe d’experts en données : que produit-il ? Il élabore les spécifications des signaux des véhicules, ou VSS en abrégé. Cela permet le partage des données tout au long de la chaîne de valeur connectée. Et si vous disposiez d’un moyen simple de décrire les données des véhicules, quelle que soit la marque, quelle que soit la situation géographique, qu’elles se trouvent à bord du véhicule, en périphérie ou dans le cloud ? Et si vous disposiez de tout cela réuni ? Et que vous disposiez d’une sémantique commune, d’une façon commune de dire : « Je veux obtenir la valeur du réglage du siège avant gauche. » Et d’ailleurs, je veux modifier ce réglage pour que mon conducteur, qui vient de monter à bord, soit plus à l’aise. Bon, si ces données sont décrites de 17 façons différentes, comme c’est le cas aujourd’hui chez tous les constructeurs automobiles, il devient extrêmement difficile et chronophage de développer des applications et des services qui améliorent l’expérience des occupants du véhicule. Le VSS est justement cette méthode commune de description des données du véhicule. C’est la façon dont un développeur d’applications peut dire : « Je suis développeur d’applications. » Et si je veux régler le siège, peu importe qu’il s’agisse d’une GM, d’une BMW ou d’une Karma : je peux envoyer un seul signal via une seule interface et modifier ce réglage. C’est là toute la puissance de la spécification des signaux du véhicule. Quels sont donc les avantages de la VSS ? Il y a les avantages commerciaux que je viens d’évoquer brièvement : elle permet l’évolutivité. Ainsi, ce qui fonctionne dans une voiture pourra à terme fonctionner dans de nombreuses autres. De plus, si vous êtes gestionnaire de flotte et que vous êtes confronté à un énorme problème d’évolutivité, car vous essayez d’extraire des données provenant de plusieurs constructeurs automobiles, cela permet d’exploiter ces données de manière évolutive, car elles sont structurées de la même manière. C’est facile à comprendre. Cela stimule l’innovation. Nous ne connaissons pas les cas d’utilisation, les cas d’utilisation basés sur les données, qui se présenteront à nous dans 10, 15 ou 20 ans. Et pourtant, c’est précisément la durée pendant laquelle les véhicules fabriqués aujourd’hui devront rester en circulation et continuer à être mis à jour. Vous avez besoin d’une infrastructure de données fiable pour stimuler l’innovation. Elle soutient les activités futures, comme je l’ai mentionné précédemment. Et puis, comme je l’ai déjà souligné, si vous disposez d’une infrastructure de données commune, vous bénéficiez d’une mise sur le marché plus rapide pour les nouveaux services, les nouvelles applications, etc. Le VSS n’est donc pas seulement une technologie formidable, c’est un catalyseur commercial.

Valeur commerciale de VSS

STEVE : Et voici simplement une illustration de ce concept. Que vous soyez une entreprise de transport routier, un service d’urgence, un conducteur de voiture particulière ou même un motard, comment vos données de visibilité sont-elles décrites aujourd’hui ? Eh bien, si elles sont décrites selon la norme VSS, alors toutes ces données s’articulent entre elles et permettent toute une série de cas d’utilisation, notamment dans le cadre des villes intelligentes, de la domotique et de toutes ces applications, mais cela nécessite une méthodologie commune pour décrire les données des véhicules, qu’elles se trouvent dans le véhicule ou dans le cloud. C’est précisément ce que fait la norme VSS.

Cadre AOSP pour le secteur automobile

STEVE : Mais COVESA ne se limite pas à cela. Nous menons de nombreuses autres activités au sein de COVESA ; nous sommes très performants dans le domaine des données et nous ne sous-estimons pas cet aspect. Cependant, d’autres défis ont été soulevés auprès de COVESA par ses membres et doivent être résolus. L’un d’entre eux est le fait qu’il y a beaucoup de développeurs d’applications mécontents à travers le monde. Et la raison en est que, si je développe aujourd’hui une application destinée à être déployée dans un véhicule, je dois, dans la plupart des cas, réécrire cette application pour chaque marque existante. Il n’existe pas de méthode unique pour écrire une application compatible avec toutes les marques. Or, cela conduit à des développeurs mécontents et fragmente en quelque sorte le secteur : certains équipementiers ne peuvent pas se permettre de dépenser l’argent nécessaire pour faire créer une application sur mesure, etc. On se retrouve donc face à un environnement très fragmenté. Ce que nous faisons au sein du groupe de normalisation du framework d’applications AOSP pour l’automobile, c’est de rendre les développeurs heureux. Et si les développeurs sont heureux, vous obtenez de meilleures applications, voilà l’essentiel. Nous y parvenons en consolidant une approche standard pour développer des applications permettant d’accéder à des éléments tels que les caméras embarquées, et en comblant réellement certaines lacunes présentes dans ces solutions prêtes à l’emploi que sont l’AOSP de Google et Android Automotive. Il subsiste encore des lacunes. Et oui, elles finiront par être comblées. Mais elles doivent l’être grâce à une approche pilotée par le secteur. C’est là que COVESA entre en jeu. Nous réunissons autour de la table quatre équipementiers et plusieurs fournisseurs pour discuter de ces lacunes et y remédier. Et oui, si Google décide d’adopter ces solutions, ces implémentations, c’est formidable. Nous aurons amélioré le secteur. Et nous aurons satisfait les développeurs d’applications. C’est donc une autre de nos missions au sein de COVESA.

Véhicules électriques et projets émergents

STEVE : J’ai évoqué tout à l’heure la recharge des véhicules électriques. C’est l’une de ces activités fondées sur les données. Nous travaillons beaucoup sur l’expérience liée à la recharge des véhicules électriques. Ford est à la tête de cette initiative. Et puis nous avons une autre série de projets émergents, qui m’enthousiasment beaucoup personnellement. Je pense notamment aux véhicules utilitaires et à la gestion de flottes. Ces acteurs sont très favorables à l’adoption d’un modèle de données unique, car ils doivent actuellement extraire des données provenant de toutes sortes d’organisations ou d’équipementiers. Ils sont donc ravis du travail mené au sein de COVESA. Le domaine qui m’enthousiasme vraiment beaucoup, et qui n’en est qu’à ses débuts, est celui de la sécurité routière. Ce que j’entends par sécurité routière, c’est d’imaginer qu’un airbag, par exemple, soit en réalité un appareil connecté. Et lorsque cet airbag se déploie, un signal d’urgence est envoyé aux premiers secours ou au réseau d’urgence, de sorte que la situation ne se résume pas à : « Oh, j’ai eu un accident, je dois appeler les secours. » Ça se passe tout simplement comme ça. Et ces données sont protégées, sécurisées ; elles ne sont pas rendues publiques, les compagnies d’assurance n’y ont pas accès. Mais les personnes qui peuvent intervenir – les centres de traumatologie, les premiers secours, les ambulanciers, voire les professionnels chargés de la santé psychologique du passager qui vient d’être victime de cet accident via le système IVI, ou tout autre moyen –, sont toutes informées et peuvent prendre les mesures nécessaires pour aider cette personne à se sentir mieux. La sécurité routière est donc un enjeu vraiment important. C’est un premier pas. Et enfin, l’expérience à bord du véhicule. Mon Dieu, qui aurait cru qu’on pourrait jouer à Fortnite sur la banquette arrière d’une voiture ? C’est désormais possible. Et certaines organisations qui rejoignent COVESA développent des applications de jeux vidéo et se demandent comment intégrer cela dans vos véhicules de manière standardisée, c’est-à-dire d’une façon qui ne soit pas spécifique à une marque en particulier. Mais nous pouvons le faire pour toutes les marques. Ce ne sont là que quelques-unes des initiatives innovantes menées au sein de COVESA. C’est une organisation passionnante.

Comment faire appel à COVESA

STEVE : Nous vous encourageons à envisager de nous rejoindre, à découvrir plus en détail ce que nous faisons et à adopter ce que nous produisons. Et surtout, nous sommes ouverts à la contribution. Nous sommes une organisation collaborative et ouverte. Vous êtes les bienvenus chez nous même si vous n’êtes pas membre ; nous serions ravis de vous accueillir autour de la table pendant un moment. Et je pense qu’il ne vous faudra pas longtemps avant de vous dire : « Waouh, cette organisation a vraiment de la valeur. On veut donc en faire partie. » Sur ce, je tiens à remercier Sonatus de m’avoir donné l’occasion aujourd’hui de parler un peu de COVESA. Je vais m’arrêter là. Merci encore de m’avoir écouté.

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