On entend souvent dire aujourd’hui que « les données sont le nouveau pétrole ». S’il est vrai que les données revêtent plus d’importance que jamais, je pense que cette expression minimise considérablement leur importance. Les données ne sont pas le nouveau pétrole, les données sont le nouveau tout. Il n’y a pratiquement rien de ce que nous faisons à l’ère moderne qui ne soit inextricablement lié à des données de haute qualité et qui n’en tire profit. Le marché automobile ne fait pas exception. Aujourd’hui, d’énormes quantités de données proviennent de partout, des voitures connectées aux capteurs intelligents. Cette mine de données a le potentiel d’ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et techniques.
Pourtant, malgré des exemples de réussite illustrant comment les données sont utilisées de manière plus pertinente que jamais, nous n'en exploitons encore qu'une infime partie du potentiel dans le secteur automobile. Les raisons sont nombreuses, et de nombreux obstacles structurels et techniques, présents aujourd'hui dans l'industrie automobile, nous empêchent de tirer pleinement parti des données. Si nous voulons exploiter pleinement le potentiel des données, le secteur doit relever ces trois défis.
Faire passer les données automobiles à un niveau supérieur – 3 défis à relever
- Nous parlons des langues différentes. Aujourd’hui, les architectures des véhicules comportent une myriade de différences qui entravent le partage des données. Dans chaque conception de véhicule, les composants sont différents, ils sont connectés différemment et disposent de logiciels différents — même entre différents modèles d’un même constructeur ! Et pourtant, il existe un grand nombre de points de données sous-jacents communs à tous les véhicules qui, s’ils étaient rendus universellement accessibles, pourraient apporter une valeur ajoutée significative. Si nous voulons un jour proposer des véhicules connectés capables de communiquer et de s’échanger des informations utiles telles que :« Attention, je vais freiner !»,nous avons besoin d’une meilleure interopérabilité, à l’image d’une pierre de Rosette pour les véhicules. Une initiative susceptible d’améliorer cette cohérence est la norme VSS (Vehicle Signal Specification) de la COVESA, dont l’adoption ne cesse de croître. Le mois dernier, Sonatus a participé à un webinaire consacré à la norme VSS et nous avons répertorié bon nombre de ses avantages dans notre article de blog consacré à ce sujet.
- Nous sommes prisonniers du passé. Aujourd’hui, la collecte des données reste trop souvent ancrée dans les méthodes du passé. Alors que tout ce qui touche à l’informatique moderne évolue sans cesse, avec des mises à jour fréquentes des appareils électroniques grand public, la plupart des voitures sont rarement mises à jour. Et ce, pour une bonne raison : la conception et la validation des systèmes complexes et critiques pour la sécurité des véhicules constituent un travail ardu qui prend du temps. De nombreux systèmes critiques pour la sécurité doivent être validés de manière approfondie et mis à jour avec prudence. Parallèlement, il existe de nombreux systèmes non critiques pour la sécurité qui pourraient collecter des données utiles, mais dont les mises à jour sont souvent ralenties pour suivre le même rythme que celles des systèmes critiques. Sonatus Collector tire parti de ce constat, en permettant le déploiement rapide de politiques de collecte de données très précises, sans présenter de risque pour la sécurité ni nécessiter la lourde charge de validation qui en découle.
- Nous n'optimisons pas pour le cloud. Un autre problème réside dans le fait que la collecte de données conventionnelle est largement figée, ce qui conduit à une situation sans issue. Pour éviter des transferts LTE massifs vers le cloud, ainsi que l'ingestion et le stockage dans le cloud, qui peuvent tous s'avérer coûteux, la capture des données est souvent limitée, ce qui empêche d'obtenir suffisamment d'informations pour dégager des enseignements pertinents. Une meilleure approche consiste à reconnaître que toutes les données n’ont pas toujours la même valeur. Par exemple, il est peu utile d’envoyer vers le cloud des données haute résolution lorsque tout fonctionne normalement, comme signaler toutes les 10 ms que le système de freinage antiblocage fonctionne correctement. À l’inverse, il serait très utile de capturer des données d’événements en haute résolution avant et après un dysfonctionnement de l’ABS afin de diagnostiquer le problème, ainsi que de les capturer à partir d’une gamme de systèmes associés susceptibles d’aider à diagnostiquer la cause sous-jacente. Ce n’est qu’en adoptant des approches configurables en matière de déclenchement, de capture et d’analyse que nous pouvons tirer parti des avantages des données de haute qualité sans tout capturer en permanence. Notre approche de la capture de données offre une grande configurabilité et a été saluée par nos utilisateurs précisément pour ces capacités.
On ne saurait trop insister sur l’importance de données de haute qualité. Les véhicules doivent évoluer pour fournir des données riches, et la bonne nouvelle, c’est que cette évolution ne nécessite pas de refonte de leur architecture. Sonatus a déjà mené à bien plusieurs projets de déploiement de systèmes de surveillance de données de haute qualité sur de nombreux modèles de véhicules, et nos clients en tirent immédiatement profit. Je l’admets, nous sommes un peu passionnés par ce sujet, mais uniquement parce que nous avons pu constater de nos propres yeux à quoi ressemble la collecte de données de demain, et il est difficile de faire marche arrière.
Dr John Heinlein
Directeur marketing
Sonatus
contact@sonatus.com
