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Collecte de données

Réduire l'angoisse liée à l'autonomie grâce à la collecte de données réelles sur les véhicules et à des mises à jour dynamiques

12 octobre 2023

Quand une autonomie de 210 miles n'est pas vraiment de 210 miles

Dans une enquête sur les véhicules électriques réalisée en 2023 par Autolist.com, 39 % des personnes interrogées ont cité l'autonomie comme raison les dissuadant d'acheter un véhicule électrique. Étant moi-même propriétaire d'un véhicule électrique, je comprends ce sentiment.

La semaine dernière, ma femme et moi avons pris notre voiture électrique depuis notre domicile à San José pour nous rendre dans les collines d’Oakland afin de dîner avec des amis, soit un aller-retour d’environ 100 miles. En partant avec une autonomie prévue de 210 miles, j’étais confiant quant à notre capacité à faire l’aller-retour en toute sécurité. Mais la première partie du trajet a à elle seule consommé 105 miles. Pendant le dîner, je m’inquiétais de savoir si nous pourrions rentrer chez nous avec la même charge. Heureusement, nous sommes rentrés avec une autonomie restante de 40 miles – ce qui me convenait parfaitement, à moi qui aime prendre des risques, mais qui a été source de stress pour ma femme.

L'autonomie d'un véhicule électrique varie considérablement en fonction de facteurs tels que les conditions météorologiques, l'altitude et le style de conduite. Le trajet de San José à Oakland Hills combine conduite en ville et sur autoroute, avec des dénivelés importants. En montant vers les collines, la climatisation à fond par une fin d’après-midi d’été, notre autonomie n’a pas atteint l’estimation fournie par la voiture. Au retour, c’était l’inverse. Le trajet, principalement en descente, avec la climatisation éteinte dans la fraîcheur du soir, combiné à une conduite plus détendue après le dîner, nous a permis d’atteindre l’autonomie estimée par la voiture.

Cela illustrait parfaitement à quel point des facteurs tels que les conditions météorologiques (température, cisaillement du vent), l'altitude, les réglages du système de climatisation (chauffage ou climatisation), le nombre de passagers, le type de trajet (en ville ou sur autoroute) et le style de conduite (prudent ou agressif) ont un impact considérable sur l'autonomie réelle. D'où l'autonomie inférieure aux estimations lors de notre trajet et l'anxiété grandissante qui en a découlé.

Les données issues du monde réel permettent d'obtenir des résultats concrets

Pour optimiser l’autonomie, il est essentiel que les ingénieurs spécialisés dans les véhicules électriques surveillent les performances des véhicules dans des conditions réelles et utilisent ces données pour régler avec précision le calculateur du moteur afin d’obtenir une efficacité maximale du groupe motopropulseur. Aujourd’hui, la majorité des données d’essai provient d’une petite flotte de véhicules de pré-production, dans des conditions de conduite limitées. Et même lorsque les constructeurs automobiles parviennent à collecter des données sur des véhicules déjà vendus, celles-ci sont généralement recueillies en masse. Ce type de collecte de données brutes est coûteux en termes de frais de transmission de données mobiles, et entraîne également des inefficacités et des imprécisions lors de l’analyse.

Les ingénieurs spécialisés dans les véhicules électriques doivent pouvoir définir avec précision les données dont ils ont besoin, dans des conditions de conduite variées, et les obtenir instantanément et efficacement à partir de dizaines de milliers de véhicules. Il faut prendre en compte les véhicules circulant dans différentes régions, sous différents climats et sur différents types de terrain, ainsi que des facteurs tels que le profil démographique des propriétaires et leurs styles de conduite, afin de comprendre les performances en termes d'autonomie dans toutes les conditions de conduite.

Une collecte précise et configurable des données du véhicule permet de réduire les coûts de transmission et de stockage des données, tout en rationalisant l'analyse afin de trouver les meilleures solutions. Dans ce cas précis, il s'agit de définir les paramètres de réglage de l'ECU du moteur afin de réguler le couple, le freinage régénératif et d'autres paramètres de fonctionnement, de manière à garantir que le moteur fonctionne en permanence à son rendement maximal.

Disposer des données adéquates pour définir les paramètres de réglage optimaux n’est que la moitié du chemin. Les constructeurs automobiles doivent également être capables d’appliquer ces paramètres de manière intelligente et dynamique, afin que l’ECU du véhicule puisse s’adapter automatiquement aux conditions de conduite spécifiques. Les véhicules vendus dans des régions plus chaudes peuvent bénéficier de mises à jour qui optimisent leurs performances à des températures élevées. Par exemple, l’ECU du véhicule peut appliquer des paramètres qui maximisent le freinage régénératif afin de compenser la perte d’autonomie lorsque le soleil brille et que la climatisation fonctionne à plein régime. De même, il pourrait choisir des paramètres réduisant le couple en conduite normale afin d’étendre l’autonomie lorsque les capteurs d’occupation des sièges détectent que la voiture est chargée d’un poids supplémentaire.

Conclusion

L'adoption d'une infrastructure logicielle et de solutions dynamiques peut aider les constructeurs automobiles à tirer pleinement parti du potentiel des véhicules connectés (SDV) : des véhicules qui, tout au long de leur cycle de vie, peuvent être continuellement mis à jour et améliorés pour offrir de meilleures performances et une meilleure efficacité. Nous avons constaté qu'en utilisant des solutions avancées de collecte de données pour analyser des données réelles, et en ajustant de manière dynamique les paramètres du logiciel des calculateurs embarqués (ECU), nous pouvons optimiser l'autonomie dans diverses conditions et scénarios de conduite.

En tant que propriétaire d'un véhicule électrique, je comprends tout à fait ceux qui peuvent souffrir d'« angoisse de l'autonomie ». Mon expérience récente, lors de laquelle j'ai constaté des fluctuations d'autonomie au cours d'un trajet, m'a fait prendre pleinement conscience de ce phénomène. Si ma voiture avait pu s'adapter de manière dynamique aux conditions de conduite, nous aurions pu rentrer chez nous avec une autonomie de 80 miles au lieu de 40, et avec beaucoup moins d'angoisse.

Pour comprendre comment la collecte de données et l'automatisation de nouvelle génération permettent l'amélioration continue des véhicules, consultez cet exemple d'application ainsi que d'autres cas d'utilisation issus des solutions d'Sonatus .

Sanjay Khatri
Responsable du marketing produit
Sonatus
contact@sonatus.com

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